Protéger les enfants contre les pratiques néfastes dans les systèmes juridiques pluriels - Avec un accent particulier sur l’Afrique

 

Protéger les enfants contre les pratiques néfastes dans les systèmes juridiques pluriels 

Avec un accent particulier sur l’Afrique

Avant-propos Représentante spéciale

et Directeur-général Plan intenational 

"À travers les régions, des millions d'enfants continuent à souffrir de diverses formes de pratiques néfastes, comme  la mutilation génitale féminine, le mariage précoce et forcé, le repassage des seins, la préférence pour les fils, l'infanticide féminin, le test de virginité, les crimes d'honneur, le travail servile, l'alimentation forcée et les tabous nutritionnels, l'accusation de sorcellerie, ainsi qu'un grand nombre d'autres pratiques moins connues.

Les pratiques néfastes peuvent être traditionnelles ou émergeantes, mais elles ont généralement un certain soutien culturel, social ou religieux. La plupart des pratiques néfastes ont en commun des conséquences dévastatrices sur la vie, le développement, la santé, l'éducation et la protection de l'enfant.

L'Étude des Nations Unies sur la violence contre les enfants exhortait les États à proscrire par la loi toutes les formes de violence à l’encontre des enfants, comme les pratiques néfastes. Cette recommandation est une priorité essentielle du mandat de la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question de la violence à l’encontre des enfantsainsi que de Plan International. Afin de progresser dans la mise en œuvre de cette recommandation, ils ont co-organisé une consultation d’experts, en juin 2012. Ce rapport thématique a été  éclairé par ces importantes discussions.

La consultation d’experts a mis particulièrement l'accent sur les pratiques néfastes dans les systèmes juridiques pluriels. Il s’est inspiré de développements significatifs  et d’expériences dans les régions, avec un accent particulier sur l’Afrique et le travail promu par l’Union africaine et  par le Comité africain d'experts sur les droits et le bien-être de l'enfant. Les discussions ont examiné l’interaction entre les droits de l’enfant à une protection juridique contre toutes les pratiques néfastes, et les lois religieuses et coutumières. Se fondant surles développements significatifs qui ont permis d’aborder des conventions sociales profondément enracinées et de soutenir l'abandon des pratiques néfastes à l’encontre des enfants, la consultation a avancé des recommandations importantes pour la promotion des efforts de mise en œuvre nationaux.

Nous sommes convaincus que les conclusions et les recommandations soulignées dans ce rapport, réclamant l'harmonisation des législations nationales, des lois coutumièreset religieuses avec les normes internationales en matière des droits de l'homme, et l'introduction d'une interdiction légale des pratiques néfastes, soutenues par un processus continu de mise en œuvre afin de prévenir et de s’attaquer à ces pratiques, aideront à accélérer les progrès en matière de protection de l'enfant contre les pratiques néfastes à travers les régions.

Nous attendons avec impatience le nouveau renforcement de notre collaboration afin de prévenir et d’éliminer toutes les violences et pratiques néfastes à l’encontre des enfants partout et à tous moments."